La maison a été construite en 1932. Avant cette date le village était différent et la ferme de famille revenait de loin avec de tristes événements surmontés de main de maître, de main de femmes. Ma grand-mère à 16 ans perd son père dans un tir de mine. L’époque est dure puisque c’est la guerre. Elle conduira alors la ferme avec sa mère et élèveront ensemble ses trois sœurs dont la plus jeune a 8 ans à ce moment-là.

En 1932 la ferme était une belle ferme, typique de Margeride. Mon grand-père qui épouse ma grand-mère en 1942 était un très bon moutonnier. C'est donc l’élevage ovin à cette époque qui prédomine sur la ferme mais à côté pour vivre, sont élevés aussi vaches, cochons, chevaux et un vaste poulailler que ma grand-mère fait prospérer. Le seigle et le blé sont les principales céréales pour la litière des animaux et pour leur nourriture. Le seigle donne le fameux pain de seigle réputé en Margeride. Le jardin potager est généreux et nourrit la famille tout l’année grâce aux conserves de ma grand-mère.

Lorsque mon père, Bernard reprend la ferme en 1960. Sur es traces de ces parents il la modernise et choisit de diminuer l’élevage ovin pour installer un élevage de vaches laitières. Il vend le lait en coopérative et arrondi les fins de mois avec la vente de fromage fabriqué à la ferme. Il vend également beaucoup de volailles de la ferme prêtes à cuire.

Petite je suis tombée dans la marmite. Ma grand-mère m’a tout appris et depuis mon plus jeune âge je mange et confectionne des bocaux en conserve, de nos succulents produits fermiers.

Mon père qui vendait ses fromages et ses volailles aux commerçants de Saugues m’a transmis son contact humain et le plaisir de vendre en direct la qualité de nos produis fermiers.